Caremongering : des membres de l’ACI lancent des groupes de soutien communautaire en réponse à la pandémie de la COVID-19

Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, des courtiers et agents à l’échelle du pays trouvent des façons créatives d’appuyer leurs voisins dans le besoin. Bruce Johnson, Jacquie McCarnan et Nectaria Kladitis, trois membres de l’ACI, ont mis à profit leur talent pour le réseautage et leurs compétences technologiques, habiletés qu’ils utilisent habituellement dans le cours de leurs activités professionnelles immobilières, afin de lancer un groupe de soutien communautaire dans leur collectivité.

Le caremongering est un nouveau terme anglais pour désigner des groupes de soutien qui viennent en aide à des membres de leur collectivité qui ont besoin d’assistance en raison de la COVID-19. Les services sont habituellement offerts par le biais de sites Web communautaires ou de groupes sur Facebook pour que les bénévoles puissent facilement prendre contact avec des membres de la collectivité qui ont besoin d’un coup de main.

« Ce sont des amis et des voisins qui répondent aux besoins de membres vulnérables de leur collectivité : ils les conduisent à des rendez-vous médicaux, font leur épicerie ou promènent leur animal de compagnie. Il s’agit d’un groupe d’entraide : certains demandent et d’autres offrent des services », explique Bruce Johnson, l’agent qui a créé ce groupe au sein de sa petite collectivité à Wasaga Beach, en Ontario, au début de la pandémie.

« Il était environ 3 h et je ne pouvais pas dormir, car j’étais préoccupé par cette idée de groupe de soutien que je voulais mettre sur pied, comme celui qui a été organisé à Toronto », nous dit Bruce Johnson. C’est pour cela qu’il a créé « Caremongering – Wasaga Beach » sur Facebook.

M. Johnson encourage fortement les autres sur les médias sociaux à faire de même dans leur collectivité, espérant maximiser l’impact possible de ce mouvement communautaire d’un bout à l’autre du pays.

Jacquie McCarnan, membre de l’ACI, de North Vancouver, vit une expérience semblable dans le contexte actuel de la COVID-19. Inspirée d’un groupe communautaire de Vancouver sur Facebook, elle s’est sentie interpellée à créer « COVID-19 Coming Together (North Vancouver) », un groupe Facebook qui est fier de compter plus de 3 200 membres.

« J’ai créé le groupe sans tarder! Ma plus grande inspiration était ma mère et mon père, deux octogénaires qui vivent à l’autre bout du pays. Je voulais m’assurer qu’ils allaient bien », précise Mme McCarnan. « Je m’inquiétais pour eux et je souhaitais trouver un moyen d’aider. »

Une fois son groupe lancé, Mme McCarnan a dû surmonter un obstacle : elle avait beaucoup de bénévoles, mais très peu de demandes d’aide.

« La plupart des aînés ne sont pas sur Facebook, précise Mme McCarnan. J’ai donc créé une affiche demandant si les gens avaient besoin d’aide quelconque et précisant que des bénévoles de la collectivité pouvaient aller chercher leurs ordonnances ou faire leur épicerie. Nous avons ensuite commencé à recevoir plus de demandes. »

Il y a eu des centaines d’interactions positives entre les bénévoles et les personnes ayant besoin d’assistance grâce au groupe. Mme McCarnan a été émue par plusieurs histoires.

« Il y a une dame en particulier, Lou, et chaque fois qu’un bénévole fait son épicerie, elle me téléphone pour me dire à quel point elle les aime. C’est tellement mignon. Les gens adorent avoir quelqu’un à qui parler », dit-elle.

Comme tout le monde, les courtiers et agents immobiliers font face à d’innombrables défis causés par la pandémie, mais cela ne mine aucunement leur esprit de générosité ni leur désir d’aider leurs voisins.

« Je ne suis qu’une simple personne qui aide son voisin », précise Nectaria Kladitis, agente immobilière, membre de l’ACI. Elle ne s’attendait pas au succès ni à la reconnaissance qui découleraient du lancement de « East for East », un site Web qui jumelle les bénévoles aux personnes ayant des besoins dans l’est de Toronto.

« Je crois sincèrement qu’il ne faut pas attendre que tous les mécanismes et procédures soient en place et qu’il ne faut pas tout connaître; il ne faut pas non plus être grand administrateur ou technophile », conseille Mme Kladitis à tous ceux qui aimeraient lancer ce genre de groupe d’entraide.

Au cours de cette pandémie, les gens veulent de bonnes nouvelles plus que jamais. Se joindre à un groupe existant d’entraide communautaire ou en lancer un peut être une excellente façon de favoriser une synergie positive au sein de votre propre collectivité.

Photo : Les membres du personnel de l’unité de chirurgie cardiaque à la Lion’s Gate Hospital à North Vancouver expriment leur gratitude pour l’aide et le soutien qu’ils ont reçus des groupes « caremongering » locaux. Photo soumise par Jacquie McCarnan, membre de l’ACI.

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