Une randonnée à moto baptisée « Au bout du monde » permet d’amasser 300 000 $ au profit du Réseau Enfants-Santé

Bruce Johnson and his daughter, Holly, are seen here near the beginning of their Ends of the Earth fundraising trek. (Photo provided)

Si Bruce Johnson s’était déjà rendu aux quatre coins de l’Amérique du Nord sur sa motocyclette « Miracle », ce n’est qu’au premier jour de son récent périple de six mois « Au bout du monde » qu’il s’est rendu compte que celui-ci serait le périple le plus audacieux pour recueillir des fonds.

« Même si j’ai parcouru bien plus de 500 000 kilomètres en motocyclette dans ma vie, ma confiance n’avait jamais été ébranlée à ce point », a récemment déclaré Bruce Johnson, un membre de l’agence RE/MAX Wasaga Beach Inc., à REALTORS Care®.

Afin de joindre les deux antipodes de la terre, Bruce Johnson et sa fille, Holly, allaient enfourcher « Miracle » (une BMW 2007 R1200 GS) et parcourir 26 500 kilomètres, de Tuktoyaktuk (Territoires-du-Nord-Ouest), un petit hameau sur les côtes de l’océan Arctique, jusqu’à Ushuaia (Argentine), le village le plus méridional du monde. Tout comme ce fut le cas lors des deux périples de levée de fonds précédents, les Johnson se fixèrent pour objectif d’amasser de l’argent pour les hôpitaux du Réseau Enfants-Santé à travers le Canada et les États-Unis.

Comme leurs deux randonnées précédentes leur avaient permis de recueillir un total de 300 000 $, Bruce et Holly nourrissaient donc de grands espoirs pour cette ambitieuse aventure. Ils se sont tout d’abord fixé pour objectif d’amasser 100 000 $, pour finalement recueillir 300 000 $ à la fin de la randonnée, grâce, en partie, à près de 100 « agents champions » RE/MAX qui ont généreusement donné suite à la demande de dons de Bruce en amassant 2 000 $ chacun.

Mais lors de la première journée, juchés sur le toit du monde et ayant pour seule protection leur motocyclette et leur équipement, ils se retrouvaient sur une terre vaste et aride où le nombre d’ours dépasse celui des hommes. La seule route qui mène vers le sud était une combinaison de boue et de gravier, ce qui faisait en sorte qu’il était extrêmement difficile pour Bruce de manœuvrer son engin sur une des routes les plus périlleuses du Canada.

Et puis, c’est arrivé : il y eut un moment d’incertitude, tant pour Bruce que pour Holly, qui deviendrait une de leurs expériences dont ils parlent le plus. En y repensant, déclare Bruce, cette expérience les a motivés pour le reste de leur périple. Sur cette même route pratiquement non carrossable, nos deux aventuriers philanthropiques se retrouvèrent devant un grizzly qui ne semblait pas prêt à leur céder le passage vers le sud.

« Nous avons klaxonné et nous avons crié, mais il ne bougeait pas d’un poil. Nous avons attendu pendant un moment et comme il n’y avait aucune voiture qui s’en venait, j’ai dit à Holly : “Je pense qu’on va devoir contourner l’ours” », se rappelle Bruce.

Lorsqu’ils réussirent à contourner adroitement l’ours, ce dernier se retourna et fonça sur la moto, manquant d’un cheveu Bruce et Holly. Ce moment, filmé sur le vif et publié, ne tarda pas à attirer rapidement l’attention sur cette randonnée, ainsi que sur sa cause caritative.

Même s’ils ont eu leur part de surprises, Bruce soutient que lui et sa fille n’ont jamais voulu déclarer forfait.

« Je me souviens d’avoir alors pensé : “Si la journée la plus dure est déjà pour nous chose du passé, l’affaire est donc dans le sac”. Le thème de tout ce voyage consistait à repousser nos limites au maximum, puis de vivre quelque chose de remarquable pour renverser la vapeur », déclare-t-il.

Comme la fois où le différentiel arrière de la moto a lâché. Ils ont dû rouler sans frein arrière pendant plus de 2 000 kilomètres jusqu’à Edmonton, où BMW Motorrad Canada leur a offert d’effectuer gratuitement les travaux de réparation et la mise au point qui s’imposait.

Ou encore la fois où ils ont été arrêtés par la police des transports en Colombie. Après de longues négociations, Bruce a décidé de faire part du but de leur périple aux policiers et a réussi à les convaincre de réaliser avec lui une vidéo sur la sécurité routière au lieu de lui dresser une contravention salée.

Et, puis, il y a eu cet épisode où le moteur de la motocyclette est tombé en panne dans les montagnes des Andes, en Équateur. RE/MAX International s’est alors engagée à payer les onéreuses réparations, ce qui allait essentiellement changer la donne de ce périple. Les associés RE/MAX dans les villes qui se trouvaient le long du chemin de Bruce et Holly dans les trois Amériques étaient généreux. Ils leur offraient souvent l’hébergement, des repas ou encore, ils les invitaient à leurs agences immobilières pour parler de leurs expériences et partager leurs connaissances. C’est par le biais de connaissances sur les médias sociaux que la gentillesse de ces nouvelles connaissances restera à tout jamais gravée dans le mémoire de ces randonneurs.

Les conditions environnementales difficiles étaient nombreuses durant la randonnée. Lorsque vous entendez parler d’une fumée de feu de forêt épaisse, de températures extrêmes, de vents violents, de pluies abondantes et d’inondations dans des pays qui mesurent les précipitations en pieds plutôt qu’en pouces, vous vous dites que ce voyage devait être éreintant, mais Bruce et Holly s’empressent d’affirmer que c’est tout le contraire.

« Ce n’est rien pour nous lorsqu’on pense à ce que les enfants doivent vivre au quotidien dans les hôpitaux », explique Holly. Elle parle par expérience, puisqu’elle a dû subir plusieurs interventions chirurgicales aux yeux à SickKids, l’hôpital pour enfants de Toronto.

Bruce et sa femme, Mary, ont perdu leur premier enfant, Alyssa Rae, au mois de décembre 1998, et ce, quelques semaines après sa naissance. Ils passèrent chaque minute de la journée à SickKids pendant qu’un personnel médical dévoué veillait sans relâche au chevet de leur fille. En raison de l’expérience réconfortante qu’ils ont vécue durant cette période déchirante, ils se sont engagés à redonner à cet hôpital qui avait fait preuve d’autant de compassion.

À la fin de leur randonnée, en janvier, le fonds Alyssa Rae Johnson de SickKids avait franchi le cap des 400 000 $ et les Johnson avaient atteint leur objectif, soit d’amasser 300 000 $ pendant leur périple.

« Lorsque nous avons franchi la ligne d’arrivée à l’autre bout du monde, j’avais la gorge serrée en repensant à tous ces enfants et à toutes ces familles que nous avons rencontrés tout au long du trajet », déclare Bruce. « Lorsqu’il est question de la santé des enfants, beaucoup d’émotions nous envahissent. Les enfants n’ont rien fait pour connaître un tel sort. Dame nature peut être très cruelle; ce ne sont que des enfants et nous devons faire tout notre possible pour qu’ils se portent mieux et qu’ils obtiennent leur congé d’hôpital. Ces enfants pourraient devenir les futurs chefs de file mondiaux, des fondateurs de sociétés, ou encore aider à guérir le cancer. »

Bruce dit vouloir remercier tout ceux et toutes celles qui ont généreusement donné de leur temps, argent et expertise ou qui lui ont offert un sofa pour dormir. Il tient aussi à saluer tous les « agents champions » qui ont participé à cette aventure. Tous les fonds recueillis dans le cadre de cette campagne vont à un hôpital du Réseau Enfants-Santé de votre région. À titre d’exemple, si vous faites un don dans la région d’Ottawa, votre don sera versé au centre hospitalier pour enfants de l’Est de l’Ontario (CHEO).

Et si le temps passé loin de la maison, de sa famille et du travail relevait du défi (Bruce affirme avoir vendu des maisons alors qu’il était sur la route; il tient donc à remercier son équipe de Wasaga Beach, en Ontario, pour avoir rendu tout cela possible), il ne se lasse jamais d’enfourcher sa moto, Miracle.

« Je ne me lasse pas de cette moto. Nous l’adorons. Elle aura droit à une mise au point bien méritée et je vais peut-être lui faire reprendre la route afin de participer à des événements. Elle est non seulement une simple moto, mais également un symbole d’espoir. »

Pour faire un don au Réseau Enfants-Santé, cliquez ici.

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